Déclarations de revenus 2025 en 2026 : ce qu’il faut retenir
Tout d’abord, le calendrier.
Les rares contribuables qui n’ont pas accès à internet devront faire leur déclaration « papier » au plus tard le 19 mai. Pour les autres, comme pour les années précédentes, les dates limites sont fonction du département de résidence. Pour les départements de 1 à 19, les contribuables disposent d’un délai jusqu’au 21 mai. Pour les départements de 20 à 54, la limite de la déclaration en ligne est celle du 28 mai. Elle coure jusqu’au 4 juin pour les autres départements.
A noter : le barème est revalorisé à hauteur de 0,9% pour tenir compte de l’inflation. L’abattement forfaitaire de 10% sur les revenus des retraités ou plus exactement sur les pensions demeure, tout comme la réduction d’impôt pour les parents d’enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur ou encore le crédit d’impôt pour les services à la personne (sous réserve de bien indiquer le nom et la qualité de l’organisme prestataire et ses modalités d’interventions, autrement dit salarié détaché ou emploi direct).
Un changement pour les loueurs de meublés touristiques : leur fiscalité s’aligne dorénavant et ce, pour les revenus de 2025 sur celle des locations longue durée avec un abattement de 30 % (au lieu de 50%) jusqu’à 77 000 euros de recettes.
Ensuite, la prudence.
Certes, les déclarations préremplies facilitent le travail du contribuable mais ne le dispensent pas pour autant d’un contrôle des chiffres, ce que peu font en pratique. Or, il peut se glisser des erreurs, en partie sur les prélèvements à la source. Le contribuable reste le seul responsable d’éventuelles erreurs et les chiffres déjà remplis, sauf à être rectifiés par les soins du contribuable valent acceptation tacite. Pour éviter ce piège, il faut se connecter à son espace fiscal personnel et cliquer sur « vérifier ma déclaration ».
Attention aussi à bien faire défiler au cours de la déclaration la longue liste des avantages, charges et crédit d’impôt, qui ne sont pas automatiquement pré- déclarés. Enfin, gare à bien modifier les premières indications données sur la situation familiale pour tenir compte des naissances et d’un divorce en particulier mais aussi d’un changement d’adresse ou de domiciliation bancaire.