Conjoncture immobilière francilienne en février 2026
Le redressement des volumes se confirme sans évolution sur les prix
Des volumes plus nettement orientés à la hausse, dans le prolongement d’un début d’année dynamique
Entre décembre 2025 et février 2026, le marché francilien du logement ancien poursuit son redressement. Le mouvement apparaît légèrement plus marqué que lors des séquences précédentes : sur 3 mois, 31 200 ventes de logements anciens ont ainsi été enregistrées en Ile-de-France, soit une progression de 15% en un an. La hausse concerne à la fois les appartements (+16 %) et les maisons (+13 %). Par rapport à la même période deux ans auparavant, l’activité enregistre une progression de 26%, signe que le rattrapage engagé après le point bas de 2024 se prolonge.
Cette dynamique s’observe dans l’ensemble des territoires franciliens de décembre à février, avec des volumes de ventes de logements en hausse annuelle de 10% à Paris, 17% en Petite Couronne et 16% en Grande Couronne. Le marché des appartements reste particulièrement actif en Petite et Grande Couronne (+20% et +18% respectivement), tandis que celui des maisons progresse plus modérément (+8% en Petite Couronne et +14% en Grande Couronne). Les contrastes départementaux demeurent toutefois marqués : sur la période les Hauts-de-Seine enregistrent les hausses les plus fortes (24% pour les appartements et 23% pour les maisons), alors que la Seine-Saint-Denis reste plus en retrait (+11% pour les appartements et -2% pour les maisons).
Une stabilisation des prix qui se poursuit, avec de légères variations selon les territoires
La stabilité des prix des logements se confirme sur un an en Ile-de-France, avec une évolution limitée à +0,4% entre février 2025 et février 2026. Les appartements enregistrent une progression modérée de 0,8%, avec un prix de 6 160 €/m² en Ile-de-France. Seul le Val-d’Oise affiche un léger recul (-0,4%), tandis qu’à Paris, le prix des appartements s’établit à 9 580 €/m², en hausse de 0,9% sur un an. Concernant les maisons, les prix n’évoluent quasiment pas (-0,5% sur l’ensemble de la région).
Entre décembre 2025 et février 2026, les prix franciliens ne connaissent pas d’évolution significative : -0,7% en Île-de-France, avec -0,7% pour les appartements et -0,8% pour les maisons. Ces faibles mouvements illustrent un environnement en voie de stabilisation sur cette période, ce que confirment les indicateurs avancés issus des avant-contrats.
À l’échelle régionale, les prix se replieraient d’ici juin de 0,6% pour les appartements et de 0,8% pour les maisons, sous l’effet d’ajustements attendus en Petite et Grande Couronne, tandis qu’une légère progression serait observée à Paris à +0,6%. Sur un an, les évolutions demeureraient toutefois limitées pour les appartements (+0,5%) et négatives pour les maisons (-1,5%).
Le marché francilien confirme ainsi une amélioration progressive de son activité à fin février, avec des prix stabilisés. Depuis le début du conflit au Moyen Orient début mars, une nouvelle période d’incertitude s’ouvre et pourrait peser dans les prochains mois sur un marché tout juste convalescent.