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Le marché immobilier francilien au 1er trimestre 2026 et perspectives

UNE REPRISE DE L’ACTIVITÉ QUI DEMEURE LENTE ET FRAGILE AU PREMIER TRIMESTRE 2026

Au 1er trimestre 2026, le marché francilien des logements anciens poursuit sans accélération la dynamique de re prise progressive amorcée en 2025. Entre janvier et mars 2026, 29 130 ventes ont été enregistrées en Île-de-France, ce qui représente une légère baisse de 3% sur un an. Ce recul peut cependant être relativisé : en effet, les résultats au 1er trimestre 2025 avaient été notamment soutenus par l’anticipation de la hausse des droits de mutation dans plusieurs départements franciliens, qui avait provoqué une augmentation ponctuelle du nombre de transactions. En dépit d’un contexte de marché toujours morose et d’un début d’année jugé « poussif » par les notaires, les volumes se maintiennent donc dans la continuité du lent redressement observé depuis plusieurs trimestres.

A fin mars 2026, les prix apparaissent globalement stabilisés. En effet, les prix des logements anciens ne progressent que légèrement en Ile-de-France (+0,6% en un an), illustrant un marché orienté vers une normalisation des prix et non un retour à la hausse des prix. Toutefois, les perspectives économiques et géopolitiques se sont dégradées depuis début mars. Les tensions internationales, notamment au Moyen-Orient, et leurs conséquences économiques remettent en question les anticipations positives initialement formulées pour 2026. Le marché apparaît désormais extrêmement sensible au moindre choc, renforçant un climat d’attentisme durable.

UNE ACTIVITÉ QUI RÉSISTE MAIS SANS VÉRITABLE ÉLAN

Au 1er trimestre 2026, les volumes de ventes de logements sont en léger recul en Île-de-France (-3% en un an), une évolution qui masque des situations contrastées selon les territoires et les segments de marché.

A Paris, l’anticipation de la hausse des droits de mutation début avril 2025 avait stimulé le nombre de ventes au 1er trimestre 2025, ce qui explique la baisse observée de 13% en un an. À l’inverse, les départements de Grande Couronne affichent une progression (+2% en un an), portée essentiellement par le marché des maisons (+4%). 

Le marché des appartements anciens recule de 5% à l’échelle régionale, mais cette évolution reste modérée compte tenu du niveau élevé observé début 2025. Les maisons affichent au contraire une légère progression (+2% en un an), confirmant l’intérêt toujours marqué pour cette typologie de biens dans les secteurs périphériques. 

La reprise de l’activité observée depuis 2025 demeure ainsi extrêmement fragile et irrégulière. Les notaires décrivent un marché en « dents de scie », où le moindre événement économique ou géopolitique semble capable d’enrayer la dynamique. Selon les professionnels, l’investissement locatif est par ailleurs absent des transactions et l’entrée en vigueur du nouveau dispositif JEANBRUN ne semble pas encore avoir eu d’effet. Le marché repose donc toujours essentiellement sur l’acquisition de la résidence principale, dans un contexte où les ménages restent prudents face aux perspectives économiques.

Dossier de presse T1 2026