IDF-deg Created with Sketch.

Conjoncture immobilière en Ile-de-France de juin à août 2026

Un repli du volume des ventes mesuré pour les appartements et plus marqué pour les maisons

Entre juin et août 2026, 33 660 logements anciens ont été vendus en Île-de France, soit une baisse de 2% par rapport à la même période de 2025. Ce recul annuel touche davantage les maisons, dont les ventes diminuent de 5%, que les appartements, en retrait de 1%. Le marché marque ainsi le pas sur un an, avec des volumes qui demeurent néanmoins supérieurs de 13% à ceux de juin-août 2024.

L’évolution sur un an des volumes de ventes de logements n’est pas homogène dans la région : l’activité reste en hausse dans les départements de Seine-Saint-Denis (+3%) et du Val-de-Marne (+2%) tandis qu’elle est en baisse dans les 6 autres dépar tements de la région, baisse allant de 1% en Seine-et-Marne et dans les Yvelines à 7% dans le Val-d’Oise en passant par 2% à Paris, 3% dans l’Essonne et 4% dans les Hauts-de-Seine.

Pour les appartements, la moitié des départements enregistre une baisse d’activité, Paris (-2%), les Hauts-de-Seine, l’Essonne et le Val-d’Oise (-4%), tandis que les autres départements affichent des hausses allant de 1% dans les Yvelines à 7% en Seine et-Marne.

Le marché des maisons se contracte quant à lui dans tous les départements hormis la Seine-Saint-Denis (+1%), la baisse étant la plus marquée dans le Val-de-Marne (-9%) et le Val-d’Oise (-10%). Malgré ce fléchissement plus prononcé, les volumes de ventes de maisons restent supérieurs de 12% à leur niveau de 2024.

Des ajustements de prix contenus et des perspectives différenciées 

À fin août 2026, les prix des logements anciens franciliens diminuent faible ment de 1,0% sur un an. Les prix des appartements s’établissent à 6 170 €/m² au niveau régional, et à 9 590 €/m² à Paris, reflétant des évolutions annuelles minimes de -0,7% et -0,5% respectivement. La baisse est plus sensible en Grande Couronne, à -1,4%, tandis que la Petite Couronne stagne à -0,7%. Hors Paris, les prix varient de -0,4 % dans les Hauts-de-Seine à -1,9 % dans l’Essonne.

L’ajustement est plus marqué pour les maisons, dont le prix ressort à 323 900 € en Île-de-France, en diminution de 1,6% sur un an. Le recul atteint 1,3% en Petite Couronne et 1,8% en Grande Couronne. Il concerne tous les départements hors Paris, avec des baisses comprises entre 1,0% dans les Hauts-de-Seine et 2,1% dans l’Essonne.

Les indicateurs avancés issus des avant-contrats dessinent des trajectoires légèrement différentes à l’horizon de novembre 2026. Les prix des appartements franciliens reculeraient de 0,3% en trois mois et de 0,8% sur un an. À Paris, ils atteindraient 9 580 €/m², soit -0,4% sur un an. Les maisons enregistreraient une hausse trimestrielle de 0,9% et annuelle de 0,3%, portée par la Grande Couronne (+1,4% en trois mois).

Ce ralentissement de l’activité s’inscrit dans un environnement économique et politique peu porteur, marqué par une croissance économique faible et un regain d’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. La remontée graduelle des taux de crédit immobilier renchérit également le financement des acqui sitions. Dans ce contexte, la baisse modérée des prix pourrait ne pas suffire à soutenir la demande qui restera donc fortement dépendante de l’évolution des conditions de crédit et de la confiance des ménages.

 

Communiqué mensuel 2026 08