Conjoncture immobilière francilienne en janvier 2026
L’activité poursuit sa progression tandis que les prix restent globalement stables
Une activité en progression dans la continuité de la fin d’année 2025
Entre novembre 2025 et janvier 2026, l’activité progresse dans la continuité des mois précédents mais à un rythme encore mesuré, sans retour à un cycle de forte expansion. Ainsi, en 3 mois, 28 820 ventes de logements anciens ont été enregistrées en Ile-de-France. Les volumes de ventes progressent de 11% en un an. Cette dynamique est principalement portée par le marché des appartements, dont les ventes augmentent de 12%, tandis que les maisons progressent de manière plus modérée (+7%). Par rapport à la même période deux ans auparavant, l’activité enregistre une hausse encore plus marquée (+18% pour les logements anciens).
La progression concerne l’ensemble des territoires franciliens, avec des hausses de 7% à Paris, 11% en Petite Couronne et 12% en Grande Couronne. Le marché des appartements se distingue particulièrement en Petite et Grande Couronne (+14%), tandis que celui des maisons progresse davantage en Grande Couronne (+9%) qu’en Petite Couronne (+1%). Les écarts départementaux restent toutefois importants, confirmant l’hétérogénéité des dynamiques locales.
Des prix globalement stables, avec des ajustements saisonniers
En un an, entre janvier 2025 et janvier 2026, les prix des logements en Ile-de-France apparaissent globalement stables (+0,3%). Les appartements enregistrent une progression modérée de 0,8%, atteignant 6 140 € par m², tandis que les maisons poursuivent une légère correction (-0,9% en un an). À Paris, le prix des appartements s’établit à 9 570 € par m² en janvier, en hausse de 1% en un an.
Sur les trois derniers mois, d’octobre 2025 à janvier 2026, les prix des logements reculent de 1,3% en Ile-de-France. Cette baisse, habituelle en cette saison de l’année, concerne à la fois les appartements (-1,2%) et les maisons (-1,7%) dans l'ensemble des territoires.
Les indicateurs avancés issus des avant-contrats prévoient la poursuite d’un atterrissage des prix. En 3 mois, de février à mai, les prix des appartements (-0,5%) et des maisons (-0,2%) devraient connaître des variations limitées. En un an, les évolutions attendues resteraient faibles (+0,7% pour les appartements et +0,4% pour les maisons), confirmant un marché orienté vers la stabilité.
Le marché francilien semble ainsi engagé dans une trajectoire de stabilisation progressive, marquée par un rééquilibrage entre l’offre et la demande et par une adaptation durable des comportements des acteurs.